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	<title>Comments for CCL</title>
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	<description>Cellule CitÃ© LÃ©nine, cross border room: ever wanted to know what happens on the other side? we have sent a man there, and for two weeks, day and night, he will tell us.</description>
	<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 05:14:16 +0000</pubDate>
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		<item>
		<title>Comment on Fred nous a Ã©crit by Karim</title>
		<link>http://www.cclblog.org/?p=128&#038;cpage=1#comment-36</link>
		<dc:creator>Karim</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Aug 2006 22:47:01 +0000</pubDate>
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		<description>voir sur Frantz Fanon
http://perso.orange.fr/martinique.politique/Pages/fanon.htm</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>voir sur Frantz Fanon<br />
<a href="http://perso.orange.fr/martinique.politique/Pages/fanon.htm" rel="nofollow">http://perso.orange.fr/martinique.politique/Pages/fanon.htm</a></p>
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	</item>
	<item>
		<title>Comment on Quelqu&#8217;un nous a Ã©crit. by FrÃ©dÃ©ric Capron</title>
		<link>http://www.cclblog.org/?p=127&#038;cpage=1#comment-35</link>
		<dc:creator>FrÃ©dÃ©ric Capron</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Jul 2006 15:53:32 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://195.95.2.70/dora/ccl/?p=127#comment-35</guid>
		<description>RÃ©ponse de FrÃ©dÃ©ric Capron, Lgt. 68601 Ã  "Quelqu'un" :

&gt;"Votre blog tÃ©moin ne devrait pas ignorer, effacer toutes celles et ceux, jeunes et moins jeunes, qui ont rÃ©ussi Ã  faire leur chemin et mÃªme dans la difficultÃ© Ã  se construire un avenir.

-En bref, il faudrait se satisfaire d'admirer le spectacle des quelques personnes que le systÃ¨me a prÃ©levÃ© pour leur construire un avenir et se dire que tous les autres sont des nuls. 

&gt;Â« RÃ©publique Â», il n'y a pas d'un cÃ´tÃ© des jeunes dÃ©linquants ou en voie de le devenir passant leur temps Ã  commettre des dÃ©lits ou Ã  troubler la tranquillitÃ© de notre immeuble et de l'autre cÃ´tÃ© R I E N.

-DÃ©solÃ©, mais je ne connais personne qui soit Â« en voie de devenir dÃ©linquante Â» pour la bonne raison que Ã§a n'existe pas : au regard de la loi, on est dÃ©linquant ou on ne l'est pas, point barre. Affirmer le contraire est pire qu'un procÃ¨s d'intention : c'est celui d'un destin jugÃ© par avance. De tels propos sont une nÃ©gation de l'Ã©tat de droit, dans la droite ligne des dÃ©pistages prÃ©coces (dÃ¨s 3 ans !) nous proposent Sarkozy ou des guerres prÃ©ventives bushistes. Entre une telle pensÃ©e et de tels actes, il n'est pas de diffÃ©rence de nature mais de degrÃ©s.  

&gt;La jeunesse de notre bÃ¢timent ce n'est pas que le Â« business et le trafic Â», nos logements ne sont pas que des appartements de misÃ¨re oÃ¹ les parents et les enfants se morfondent sans rien Ã  manger dans le frigo.

-Certes, j'en suis la preuve vivante. Mais dans un tel contexte, de mÃªme que je ne vois pas bien l'intÃ©rÃªt de parler des trains qui partent et arrivent Ã  l'heure, je ne vois pas non plus celui de parler de problÃ¨mes qui n'existent pas quand tant d'autres existent Ã  cÃ´tÃ© (et non pas Â« d'un Â» cotÃ© ). 

&gt;Le quotidien de nos jeunes, ce n'est pas de tuer le temps, de jour comme de nuit, au 10Ã¨me Ã©tage. Tous nos enfants ne sont pas Â« obligÃ©s Â» de dealer du shit, de trafiquer, de vandaliser et de voler. Cela ne concerne qu'une infime, trÃ¨s infime minoritÃ©. Oui il existe, et bien trop, de jeunes qui galÃ¨rent, mais tous ne dÃ©gradent pas leur couloir et n'empoisonnent pas en permanence la vie de leurs voisins.

-OK, rien ne les y oblige, encore que la finalitÃ© du deal, des trafics et du vol ne soit pas Ã  mettre sur le mÃªme plan que celle du vandalisme. Mais dites-moi, qu'est-ce qui oblige les autres Ã  accepter une vie de mÃ©pris, de misÃ¨re et de dÃ©pendance dÃ¨s lors qu'ils respectent les lois ? Expliquez-moi aussi comment une famille qui se contenterait strictement des minimas sociaux auxquels elle a encore droit pourrait avoir accÃ¨s aux ingrÃ©dients (Internet, vehicules motorisÃ©s, tÃ©lÃ©phones mobiles, vÃªtements...) d'une modernitÃ© dont tous les pouvoirs publics et publicitaires nous expliquent Ã  longueur d'annÃ©e qu'ils sont de plus en plus indispensables au lien social et Ã  l'emploi, si au moins l'un de ses membres ne l'en dÃ©chargeait par des moyens dÃ©lictueux. 

&gt;Dans vos tÃ©moignages, ne gommez pas ceux qui ne disent rien et pourtant ont souvent beaucoup plus Ã  dire que ceux qui parlent beaucoup trop.

-Tiens, Ã§a me rappelle une certaine phrase d'un certain Galouzeau de V. lors des derniÃ¨res manifs anti CPE.

&gt;Ne faites pas le choix exclusif de l'Ã©chec.

-Je ne vois pas bien en quoi constater les Ã©checs serait en faire le choix...

&gt;Il serait mÃ©prisant pour les locataires, pour les jeunes eux-mÃªmes de ne mettre en Â« valeur Â» que la marginalitÃ© de quelques dÃ©soeuvrÃ©s. Ce serait mÃªme un encouragement, une justification Ã  perpÃ©tuer Ã  travers le dÃ©sespoir tous les actes de dÃ©gradations et autres violences en gÃ©nÃ©ral.

-Crevez-moi les yeux et percez-moi les tympans si c'est la mettre en valeur que d'en parler. De plus, je ne vois pas en quoi la marginalitÃ© ne serait pas respectable par nature. A moins bien sur que dans votre esprit la marginalitÃ© ne soit d'office assimilÃ©e Ã  de la dÃ©linquance. Quant Ã  moi, je pourrais vous parler de violences et de dÃ©gradations si peu marginales qu'elles sont au Â« coeur Â» mÃªme du pouvoir.

&gt;A Â« RÃ©publique Â», le vivre ensemble existe, mÃªme s'il est provisoirement contrariÃ© par l'Ã©tat gÃ©nÃ©ral du bÃ¢timent et par l'ambiance que fait rÃ©gner cette poignÃ©e de troublions dÃ©soeuvrÃ©s qui pourrissent la vie de la majoritÃ© des habitants.

-Tiens, c'est curieux cette faÃ§on de mettre sur le mÃªme plan une notion abstraite (l'Ã©tat gÃ©nÃ©ral du bÃ¢timent) et des Ãªtres rÃ©els (cette poignÃ©e de trublions...). Dans ce cas, permettez-moi de mettre aussi sur le mÃªme plan cette poignÃ©e de trublions qui nous refuse la rÃ©habilitation depuis 6 ans et "la dÃ©linquance"... DÃ©solÃ©, mais quand on me montre la Lune, je regarde D'ABORD le doigt qui la montre.

&gt;Votre oeuvre, si oeuvre il y a, fera caisse de rÃ©sonance sur cette citÃ©. Mais ce n'est pas sans condition, car une oeuvre doit laisser des traces, des souvenirs, de l'avenir. Or, on ne projette jamais l'avenir dans la dÃ©sespÃ©rance.

-...mais dans la lutte.

&gt;Si vous ne voyez dans votre travail qu'un territoire ignorÃ©, abandonnÃ©, mal aimÃ©, ingrat, vous traduirez une image totalement floue de l'avenir proche.

-La notion d'ingratitude n'a de sens que lorsque l'ingrat n'est ni ignorÃ©, ni abandonnÃ©, ni mal aimÃ©. Dans la cas contraire, la rÃ©action peut Ãªtre de la rÃ©signation, de la rÃ©volte, de la colÃ¨re, de la rage... et pourquoi pas de la lutte, enfin tout ce que vous voudrez mais certainement pas de l'ingratitude. En outre, vous dites que ce territoire ignorÃ©, abandonnÃ©, mal aimÃ© serait visible dans le travail de l'artiste. Excusez moi, mais cette visibiltÃ©, je la trouve aussi dans le rÃ©el. A moins bien sur que dans votre esprit, la notion d'ingratitude s'applique avant tout Ã  l'artiste en question (dont Ã  titre personnel je m'abstiendrai de porter un jugement sur le travail tant qu'il n'est pas terminÃ©)...

&gt;Vous conforterez le dÃ©sespoir et la conclusion de votre travail ressemblera tout simplement Ã  un mauvais article de presse, comme on en lit malheureusement rÃ©guliÃ¨rement sur les banlieues, qui sont pourtant, et plus que jamais, un creuset d'avenir encore insuffisamment visible.

-C'est marrant, mais Ã  vous lire, c'est aussi l'impression que j'ai... Et puisqu'il est question de lire, je vous invite Ã  jetter un oeil sur la description par Frantz Fanon des banlieues de l'Alger colonisÃ©e dans "Les DamnÃ©s de la Terre". Vous verrez comme la ressemblance avec les notres y est frappante. Vous y verrez aussi comment ce creuset d'avenir saura se montrer bien plus visible qu'il ne l'est dÃ©jÃ  si l'Etat ne le prends pas plus au sÃ©rieux... 

&gt;Comme disait Jules Verne,

Â« tout ce qui s'est fait de grand dans le monde s'est fait Ã  partir d'espÃ©rances exagÃ©rÃ©es Â»

-L'espÃ©rance n'est que l'autre nom de la rÃ©signation si elle n'est pas accompagnÃ©e des actes qui lui donneront forme... Mais sans doute cette rÃ©flexion est-elle exagÃ©rÃ©e...   

&gt;..." 

LÃ , j'avoue, je ne sais pas vraiment quoi rÃ©pondre Ã  ces trois petits points. 

Je prÃ©cise que bien que faisant partie du collectif "Bonjour voisins", les propos que j'ai tenu ici n'engagent que moi. J'ajoute que je prÃ©fÃ¨re qu'ils ne soient pas publiÃ©s s'ils ne le sont pas sous mon nom.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>RÃ©ponse de FrÃ©dÃ©ric Capron, Lgt. 68601 Ã  &#8220;Quelqu&#8217;un&#8221; :</p>
<p>&gt;&#8221;Votre blog tÃ©moin ne devrait pas ignorer, effacer toutes celles et ceux, jeunes et moins jeunes, qui ont rÃ©ussi Ã  faire leur chemin et mÃªme dans la difficultÃ© Ã  se construire un avenir.</p>
<p>-En bref, il faudrait se satisfaire d&#8217;admirer le spectacle des quelques personnes que le systÃ¨me a prÃ©levÃ© pour leur construire un avenir et se dire que tous les autres sont des nuls. </p>
<p>&gt;Â« RÃ©publique Â», il n&#8217;y a pas d&#8217;un cÃ´tÃ© des jeunes dÃ©linquants ou en voie de le devenir passant leur temps Ã  commettre des dÃ©lits ou Ã  troubler la tranquillitÃ© de notre immeuble et de l&#8217;autre cÃ´tÃ© R I E N.</p>
<p>-DÃ©solÃ©, mais je ne connais personne qui soit Â« en voie de devenir dÃ©linquante Â» pour la bonne raison que Ã§a n&#8217;existe pas : au regard de la loi, on est dÃ©linquant ou on ne l&#8217;est pas, point barre. Affirmer le contraire est pire qu&#8217;un procÃ¨s d&#8217;intention : c&#8217;est celui d&#8217;un destin jugÃ© par avance. De tels propos sont une nÃ©gation de l&#8217;Ã©tat de droit, dans la droite ligne des dÃ©pistages prÃ©coces (dÃ¨s 3 ans !) nous proposent Sarkozy ou des guerres prÃ©ventives bushistes. Entre une telle pensÃ©e et de tels actes, il n&#8217;est pas de diffÃ©rence de nature mais de degrÃ©s.  </p>
<p>&gt;La jeunesse de notre bÃ¢timent ce n&#8217;est pas que le Â« business et le trafic Â», nos logements ne sont pas que des appartements de misÃ¨re oÃ¹ les parents et les enfants se morfondent sans rien Ã  manger dans le frigo.</p>
<p>-Certes, j&#8217;en suis la preuve vivante. Mais dans un tel contexte, de mÃªme que je ne vois pas bien l&#8217;intÃ©rÃªt de parler des trains qui partent et arrivent Ã  l&#8217;heure, je ne vois pas non plus celui de parler de problÃ¨mes qui n&#8217;existent pas quand tant d&#8217;autres existent Ã  cÃ´tÃ© (et non pas Â« d&#8217;un Â» cotÃ© ). </p>
<p>&gt;Le quotidien de nos jeunes, ce n&#8217;est pas de tuer le temps, de jour comme de nuit, au 10Ã¨me Ã©tage. Tous nos enfants ne sont pas Â« obligÃ©s Â» de dealer du shit, de trafiquer, de vandaliser et de voler. Cela ne concerne qu&#8217;une infime, trÃ¨s infime minoritÃ©. Oui il existe, et bien trop, de jeunes qui galÃ¨rent, mais tous ne dÃ©gradent pas leur couloir et n&#8217;empoisonnent pas en permanence la vie de leurs voisins.</p>
<p>-OK, rien ne les y oblige, encore que la finalitÃ© du deal, des trafics et du vol ne soit pas Ã  mettre sur le mÃªme plan que celle du vandalisme. Mais dites-moi, qu&#8217;est-ce qui oblige les autres Ã  accepter une vie de mÃ©pris, de misÃ¨re et de dÃ©pendance dÃ¨s lors qu&#8217;ils respectent les lois ? Expliquez-moi aussi comment une famille qui se contenterait strictement des minimas sociaux auxquels elle a encore droit pourrait avoir accÃ¨s aux ingrÃ©dients (Internet, vehicules motorisÃ©s, tÃ©lÃ©phones mobiles, vÃªtements&#8230;) d&#8217;une modernitÃ© dont tous les pouvoirs publics et publicitaires nous expliquent Ã  longueur d&#8217;annÃ©e qu&#8217;ils sont de plus en plus indispensables au lien social et Ã  l&#8217;emploi, si au moins l&#8217;un de ses membres ne l&#8217;en dÃ©chargeait par des moyens dÃ©lictueux. </p>
<p>&gt;Dans vos tÃ©moignages, ne gommez pas ceux qui ne disent rien et pourtant ont souvent beaucoup plus Ã  dire que ceux qui parlent beaucoup trop.</p>
<p>-Tiens, Ã§a me rappelle une certaine phrase d&#8217;un certain Galouzeau de V. lors des derniÃ¨res manifs anti CPE.</p>
<p>&gt;Ne faites pas le choix exclusif de l&#8217;Ã©chec.</p>
<p>-Je ne vois pas bien en quoi constater les Ã©checs serait en faire le choix&#8230;</p>
<p>&gt;Il serait mÃ©prisant pour les locataires, pour les jeunes eux-mÃªmes de ne mettre en Â« valeur Â» que la marginalitÃ© de quelques dÃ©soeuvrÃ©s. Ce serait mÃªme un encouragement, une justification Ã  perpÃ©tuer Ã  travers le dÃ©sespoir tous les actes de dÃ©gradations et autres violences en gÃ©nÃ©ral.</p>
<p>-Crevez-moi les yeux et percez-moi les tympans si c&#8217;est la mettre en valeur que d&#8217;en parler. De plus, je ne vois pas en quoi la marginalitÃ© ne serait pas respectable par nature. A moins bien sur que dans votre esprit la marginalitÃ© ne soit d&#8217;office assimilÃ©e Ã  de la dÃ©linquance. Quant Ã  moi, je pourrais vous parler de violences et de dÃ©gradations si peu marginales qu&#8217;elles sont au Â« coeur Â» mÃªme du pouvoir.</p>
<p>&gt;A Â« RÃ©publique Â», le vivre ensemble existe, mÃªme s&#8217;il est provisoirement contrariÃ© par l&#8217;Ã©tat gÃ©nÃ©ral du bÃ¢timent et par l&#8217;ambiance que fait rÃ©gner cette poignÃ©e de troublions dÃ©soeuvrÃ©s qui pourrissent la vie de la majoritÃ© des habitants.</p>
<p>-Tiens, c&#8217;est curieux cette faÃ§on de mettre sur le mÃªme plan une notion abstraite (l&#8217;Ã©tat gÃ©nÃ©ral du bÃ¢timent) et des Ãªtres rÃ©els (cette poignÃ©e de trublions&#8230;). Dans ce cas, permettez-moi de mettre aussi sur le mÃªme plan cette poignÃ©e de trublions qui nous refuse la rÃ©habilitation depuis 6 ans et &#8220;la dÃ©linquance&#8221;&#8230; DÃ©solÃ©, mais quand on me montre la Lune, je regarde D&#8217;ABORD le doigt qui la montre.</p>
<p>&gt;Votre oeuvre, si oeuvre il y a, fera caisse de rÃ©sonance sur cette citÃ©. Mais ce n&#8217;est pas sans condition, car une oeuvre doit laisser des traces, des souvenirs, de l&#8217;avenir. Or, on ne projette jamais l&#8217;avenir dans la dÃ©sespÃ©rance.</p>
<p>-&#8230;mais dans la lutte.</p>
<p>&gt;Si vous ne voyez dans votre travail qu&#8217;un territoire ignorÃ©, abandonnÃ©, mal aimÃ©, ingrat, vous traduirez une image totalement floue de l&#8217;avenir proche.</p>
<p>-La notion d&#8217;ingratitude n&#8217;a de sens que lorsque l&#8217;ingrat n&#8217;est ni ignorÃ©, ni abandonnÃ©, ni mal aimÃ©. Dans la cas contraire, la rÃ©action peut Ãªtre de la rÃ©signation, de la rÃ©volte, de la colÃ¨re, de la rage&#8230; et pourquoi pas de la lutte, enfin tout ce que vous voudrez mais certainement pas de l&#8217;ingratitude. En outre, vous dites que ce territoire ignorÃ©, abandonnÃ©, mal aimÃ© serait visible dans le travail de l&#8217;artiste. Excusez moi, mais cette visibiltÃ©, je la trouve aussi dans le rÃ©el. A moins bien sur que dans votre esprit, la notion d&#8217;ingratitude s&#8217;applique avant tout Ã  l&#8217;artiste en question (dont Ã  titre personnel je m&#8217;abstiendrai de porter un jugement sur le travail tant qu&#8217;il n&#8217;est pas terminÃ©)&#8230;</p>
<p>&gt;Vous conforterez le dÃ©sespoir et la conclusion de votre travail ressemblera tout simplement Ã  un mauvais article de presse, comme on en lit malheureusement rÃ©guliÃ¨rement sur les banlieues, qui sont pourtant, et plus que jamais, un creuset d&#8217;avenir encore insuffisamment visible.</p>
<p>-C&#8217;est marrant, mais Ã  vous lire, c&#8217;est aussi l&#8217;impression que j&#8217;ai&#8230; Et puisqu&#8217;il est question de lire, je vous invite Ã  jetter un oeil sur la description par Frantz Fanon des banlieues de l&#8217;Alger colonisÃ©e dans &#8220;Les DamnÃ©s de la Terre&#8221;. Vous verrez comme la ressemblance avec les notres y est frappante. Vous y verrez aussi comment ce creuset d&#8217;avenir saura se montrer bien plus visible qu&#8217;il ne l&#8217;est dÃ©jÃ  si l&#8217;Etat ne le prends pas plus au sÃ©rieux&#8230; </p>
<p>&gt;Comme disait Jules Verne,</p>
<p>Â« tout ce qui s&#8217;est fait de grand dans le monde s&#8217;est fait Ã  partir d&#8217;espÃ©rances exagÃ©rÃ©es Â»</p>
<p>-L&#8217;espÃ©rance n&#8217;est que l&#8217;autre nom de la rÃ©signation si elle n&#8217;est pas accompagnÃ©e des actes qui lui donneront forme&#8230; Mais sans doute cette rÃ©flexion est-elle exagÃ©rÃ©e&#8230;   </p>
<p>&gt;&#8230;&#8221; </p>
<p>LÃ , j&#8217;avoue, je ne sais pas vraiment quoi rÃ©pondre Ã  ces trois petits points. </p>
<p>Je prÃ©cise que bien que faisant partie du collectif &#8220;Bonjour voisins&#8221;, les propos que j&#8217;ai tenu ici n&#8217;engagent que moi. J&#8217;ajoute que je prÃ©fÃ¨re qu&#8217;ils ne soient pas publiÃ©s s&#8217;ils ne le sont pas sous mon nom.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Comment on Aujourdâ€™hui pendant le ramadan, il y a une bonne ambiance. Mais la meilleur Ã©poque câ€™est ma jeunesse, on vivait sans argent, on Ã©tait solidaire. by Karim</title>
		<link>http://www.cclblog.org/?p=117&#038;cpage=1#comment-11</link>
		<dc:creator>Karim</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Jul 2006 18:51:29 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://195.95.2.70/dora/ccl/?p=117#comment-11</guid>
		<description>I know all that. I know how partial a view this blog, this book, these letters give about la citÃ© LÃ©nine. But I had no other way to understand; and the fact that you are writing down here your other view about the citÃ©, that you are completing my very partial view, it is a sign that my estrategy was not so wrong; here I am knowing more about la citÃ© that I ever dreamed of. Thanks.
ps.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>I know all that. I know how partial a view this blog, this book, these letters give about la citÃ© LÃ©nine. But I had no other way to understand; and the fact that you are writing down here your other view about the citÃ©, that you are completing my very partial view, it is a sign that my estrategy was not so wrong; here I am knowing more about la citÃ© that I ever dreamed of. Thanks.<br />
ps.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Comment on Aujourdâ€™hui pendant le ramadan, il y a une bonne ambiance. Mais la meilleur Ã©poque câ€™est ma jeunesse, on vivait sans argent, on Ã©tait solidaire. by CLO/GEGE</title>
		<link>http://www.cclblog.org/?p=117&#038;cpage=1#comment-10</link>
		<dc:creator>CLO/GEGE</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jun 2006 08:46:47 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://195.95.2.70/dora/ccl/?p=117#comment-10</guid>
		<description>Lâ€™invitation vous a Ã©tÃ© lancÃ©e de rÃ©aliser une Å“uvre dans lâ€™espace public dâ€™Aubervilliers. Le choix du lieu de vie de la citÃ© Â« RÃ©publique Â» est un bon choix qui nâ€™autorise pas un regard unique Ã  partir de rencontres/dialogues de couloirs traduisant trop souvent une forme dâ€™exclusivitÃ© de jugement sur ce lieu de vies plurielles.

La CitÃ© Â« RÃ©publique Â», espace public/privÃ©, nâ€™est pas seulement ce que votre/notre nouveau et Ã©phÃ©mÃ¨re voisin traduit dans son blog.

Sa mission : Â« Ã©couter Â» le bÃ¢timent pour en faire une description quotidienne. Vous dites que cela devrait prendre plusieurs formes pour en rendre compte, pour rendre aux locataires leurs tÃ©moignages de vie, Ã  commencer par ce dÃ©but de blog.

En y cheminant derriÃ¨re mon Ã©cran, je crains que ce dÃ©but de voyage de lâ€™intÃ©rieur, sâ€™il devait se poursuivre de cette maniÃ¨re, ne nous donne quâ€™une vision trÃ¨s partielle de la Â« pensÃ©e Â» de cet immeuble que beaucoup risque de lire comme une rÃ©elle ambiance gÃ©nÃ©rale partagÃ©e collectivement, comme lâ€™absolue vÃ©ritÃ©, comme le vÃ©cu acceptÃ©, revendiquÃ© mÃªme, par chacune et chacun.

MÃ©fions nous de celles et de ceux qui ne savent pas bien Ã©couter les silencesâ€¦., ils vont souvent, presque toujours au plus court, au plus direct, Ã  lâ€™Ã©vÃ©nementiel, au spectaculaire, finalement au plus facile. ConnaÃ®tre la vie dâ€™une citÃ©, dâ€™un immeuble, dâ€™un escalier, dâ€™un couloir, câ€™est vivre la vie des gens presque Ã  la limite de leur intimitÃ©. Câ€™est la connaissance, câ€™est le lien crÃ©e, la solidaritÃ©, voir lâ€™amitiÃ© et tout cela demande bien plus que quelques semaines de bon voisinage.

Respirer une citÃ©, un quartier, une ville seulement en quelques jours et nuits, câ€™est Ã  coup sur prendre le risque de manquer de souffle au moment du rendu des faits.

Â« RÃ©publique Â», ce nâ€™est pas seulement cette minoritÃ© de tÃ©moignages recueillis et retraduit dans des phrases courtes qui se voudraient tÃ©moignages de vÃ©ritÃ©s fortes au motif quâ€™elles sont entendues dans lâ€™instant. Sâ€™il faut toujours vivre lâ€™instant prÃ©sent, il faut aussi se mÃ©fier de lâ€™absence de recul. Lâ€™instantanÃ© dâ€™un tÃ©moignage bref se rÃ©vÃ¨le souvent une vÃ©ritÃ© trÃ¨s prÃ©caire.

OuÃ¯, Ã  Â« RÃ©publique Â» comme le dit lâ€™Association Â« Bonjour Voisins Â», Â« il faut aussi rÃ©habiliter la tranquillitÃ© Â». Les halls souillÃ©s, les ascenseurs vandalisÃ©s, les boites aux lettres saccagÃ©es, les vitres brisÃ©es, les graffitis, les sacs Ã  ordures laissÃ©s Ã  lâ€™abandon, les violences verbales, les regroupements de jeunes et de trÃ¨s trÃ¨s jeunes qui crÃ©ent des troubles de jouissance, tout cela existe bien et constitue une partie du vÃ©cu de notre immeuble. Oui, cette situation conduit collectivement Ã  un sentiment dâ€™abandon, dâ€™exaspÃ©ration, de colÃ¨re et aucune rÃ©novation ou rÃ©habilitation ne pourra tenir dans un espace trop fortement touchÃ© par la dÃ©linquance et lâ€™incivilitÃ© telle que nous la vivons aujourdâ€™hui.

Mai Â« RÃ©publique Â» ce nâ€™est pas que cela. Câ€™est aussi des locataires qui veulent vivre dans la convivialitÃ© retrouvÃ©e. Câ€™est aussi des jeunes qui ne ressemblent pas Ã  SÃ©bastien (Guez) justifiant la dÃ©linquance et le vandalisme Ã  partir  des difficultÃ©s sociales rencontrÃ©es et souvent durables.

Habitant cet immeuble depuis de longue date, je veux dire que la jeunesse, mÃªme celle de Â« RÃ©publique Â», ce nâ€™est pas seulement ou exclusivement celle qui occupe le 10Ã¨me Ã©tage.

Oui, la dÃ©sespÃ©rance existe chez les jeunes. Il nâ€™est pas condamnable dâ€™en parler, ni de faire parler ceux qui la vive. Par contre, passer Ã  cotÃ© des rÃ©ussites comme si elles Ã©taient inexistantes et nâ€™avaient pas droit de citÃ© parce que sans intÃ©rÃªt, est coupable. Non, la citÃ© Â« RÃ©publique Â» comme la banlieue nâ€™est pas que le lieu oÃ¹ sâ€™Ã©chouent certaines trajectoires et dâ€™oÃ¹ ne dÃ©collent jamais dâ€™autres.

Votre blog tÃ©moin ne devrait pas ignorer, effacer toutes celles et ceux, jeunes et moins jeunes, qui ont rÃ©ussi Ã  faire leur chemin et mÃªme dans la difficultÃ© Ã  se construire un avenir.

Â« RÃ©publique Â», il nâ€™y a pas dâ€™un cÃ´tÃ© des jeunes dÃ©linquants ou en voie de le devenir passant leur temps Ã  commettre des dÃ©lits ou Ã  troubler la tranquillitÃ© de notre immeuble et de lâ€™autre cÃ´tÃ©  R I E Nâ€¦

La jeunesse de notre bÃ¢timent ce nâ€™est pas que le Â« business  et le trafic Â», nos logements ne sont pas que des appartements de misÃ¨re oÃ¹ les parents et les enfants se morfondent sans rien Ã  manger dans le frigo. Le quotidien de nos jeunes, ce nâ€™est pas de tuer le temps, de jour comme de nuit, au 10Ã¨me Ã©tage. Tous nos enfants ne sont pas Â« obligÃ©s Â» de dealer du shit, de trafiquer, de vandaliser et de voler. Cela ne concerne quâ€™une infime, trÃ¨s infime minoritÃ©. Oui il existe, et bien trop, de jeunes qui galÃ¨rent, mais tous ne dÃ©gradent pas leur couloir et nâ€™empoisonnent pas en permanence la vie de leurs voisins.

Dans vos tÃ©moignages, ne gommez pas ceux qui ne disent rien et pourtant ont souvent beaucoup plus Ã  dire que ceux qui parlent beaucoup trop. Ne faites pas le choix exclusif de lâ€™Ã©chec. Il serait mÃ©prisant pour les locataires, pour les jeunes eux-mÃªmes de ne mettre en Â« valeur Â» que la marginalitÃ© de quelques dÃ©soeuvrÃ©s. Ce serait mÃªme un encouragement, une justification Ã  perpÃ©tuer Ã  travers le dÃ©sespoir tous les actes de dÃ©gradations et autres violences en gÃ©nÃ©ral.

A Â« RÃ©publique Â», le vivre ensemble existe, mÃªme sâ€™il est provisoirement contrariÃ© par lâ€™Ã©tat gÃ©nÃ©ral du bÃ¢timent et par lâ€™ambiance que fait rÃ©gner cette poignÃ©e de troublions dÃ©soeuvrÃ©s qui pourrissent la vie de la majoritÃ© des habitants.

Votre Å“uvre, si Å“uvre il y a, fera caisse de rÃ©sonance sur cette citÃ©. Mais ce nâ€™est pas sans condition, car une Å“uvre doit laisser des traces, des souvenirs, de lâ€™avenir. Or, on ne projette jamais lâ€™avenir dans la dÃ©sespÃ©rance.

Si vous ne voyez dans votre travail quâ€™un territoire ignorÃ©, abandonnÃ©, mal aimÃ©, ingrat, vous traduirez une image totalement floue de lâ€™avenir proche. Vous conforterez le dÃ©sespoir et la conclusion de votre travail ressemblera tout simplement Ã  un mauvais article de presse, comme on en lit malheureusement rÃ©guliÃ¨rement sur les banlieues, qui sont pourtant, et plus que jamais, un creuset dâ€™avenir encore insuffisamment visible.

Comme disait Jules Verne,

Â« tout ce qui sâ€™est fait de grand dans le monde sâ€™est fait Ã  partir dâ€™espÃ©rances exagÃ©rÃ©es Â»</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Lâ€™invitation vous a Ã©tÃ© lancÃ©e de rÃ©aliser une Å“uvre dans lâ€™espace public dâ€™Aubervilliers. Le choix du lieu de vie de la citÃ© Â« RÃ©publique Â» est un bon choix qui nâ€™autorise pas un regard unique Ã  partir de rencontres/dialogues de couloirs traduisant trop souvent une forme dâ€™exclusivitÃ© de jugement sur ce lieu de vies plurielles.</p>
<p>La CitÃ© Â« RÃ©publique Â», espace public/privÃ©, nâ€™est pas seulement ce que votre/notre nouveau et Ã©phÃ©mÃ¨re voisin traduit dans son blog.</p>
<p>Sa mission : Â« Ã©couter Â» le bÃ¢timent pour en faire une description quotidienne. Vous dites que cela devrait prendre plusieurs formes pour en rendre compte, pour rendre aux locataires leurs tÃ©moignages de vie, Ã  commencer par ce dÃ©but de blog.</p>
<p>En y cheminant derriÃ¨re mon Ã©cran, je crains que ce dÃ©but de voyage de lâ€™intÃ©rieur, sâ€™il devait se poursuivre de cette maniÃ¨re, ne nous donne quâ€™une vision trÃ¨s partielle de la Â« pensÃ©e Â» de cet immeuble que beaucoup risque de lire comme une rÃ©elle ambiance gÃ©nÃ©rale partagÃ©e collectivement, comme lâ€™absolue vÃ©ritÃ©, comme le vÃ©cu acceptÃ©, revendiquÃ© mÃªme, par chacune et chacun.</p>
<p>MÃ©fions nous de celles et de ceux qui ne savent pas bien Ã©couter les silencesâ€¦., ils vont souvent, presque toujours au plus court, au plus direct, Ã  lâ€™Ã©vÃ©nementiel, au spectaculaire, finalement au plus facile. ConnaÃ®tre la vie dâ€™une citÃ©, dâ€™un immeuble, dâ€™un escalier, dâ€™un couloir, câ€™est vivre la vie des gens presque Ã  la limite de leur intimitÃ©. Câ€™est la connaissance, câ€™est le lien crÃ©e, la solidaritÃ©, voir lâ€™amitiÃ© et tout cela demande bien plus que quelques semaines de bon voisinage.</p>
<p>Respirer une citÃ©, un quartier, une ville seulement en quelques jours et nuits, câ€™est Ã  coup sur prendre le risque de manquer de souffle au moment du rendu des faits.</p>
<p>Â« RÃ©publique Â», ce nâ€™est pas seulement cette minoritÃ© de tÃ©moignages recueillis et retraduit dans des phrases courtes qui se voudraient tÃ©moignages de vÃ©ritÃ©s fortes au motif quâ€™elles sont entendues dans lâ€™instant. Sâ€™il faut toujours vivre lâ€™instant prÃ©sent, il faut aussi se mÃ©fier de lâ€™absence de recul. Lâ€™instantanÃ© dâ€™un tÃ©moignage bref se rÃ©vÃ¨le souvent une vÃ©ritÃ© trÃ¨s prÃ©caire.</p>
<p>OuÃ¯, Ã  Â« RÃ©publique Â» comme le dit lâ€™Association Â« Bonjour Voisins Â», Â« il faut aussi rÃ©habiliter la tranquillitÃ© Â». Les halls souillÃ©s, les ascenseurs vandalisÃ©s, les boites aux lettres saccagÃ©es, les vitres brisÃ©es, les graffitis, les sacs Ã  ordures laissÃ©s Ã  lâ€™abandon, les violences verbales, les regroupements de jeunes et de trÃ¨s trÃ¨s jeunes qui crÃ©ent des troubles de jouissance, tout cela existe bien et constitue une partie du vÃ©cu de notre immeuble. Oui, cette situation conduit collectivement Ã  un sentiment dâ€™abandon, dâ€™exaspÃ©ration, de colÃ¨re et aucune rÃ©novation ou rÃ©habilitation ne pourra tenir dans un espace trop fortement touchÃ© par la dÃ©linquance et lâ€™incivilitÃ© telle que nous la vivons aujourdâ€™hui.</p>
<p>Mai Â« RÃ©publique Â» ce nâ€™est pas que cela. Câ€™est aussi des locataires qui veulent vivre dans la convivialitÃ© retrouvÃ©e. Câ€™est aussi des jeunes qui ne ressemblent pas Ã  SÃ©bastien (Guez) justifiant la dÃ©linquance et le vandalisme Ã  partir  des difficultÃ©s sociales rencontrÃ©es et souvent durables.</p>
<p>Habitant cet immeuble depuis de longue date, je veux dire que la jeunesse, mÃªme celle de Â« RÃ©publique Â», ce nâ€™est pas seulement ou exclusivement celle qui occupe le 10Ã¨me Ã©tage.</p>
<p>Oui, la dÃ©sespÃ©rance existe chez les jeunes. Il nâ€™est pas condamnable dâ€™en parler, ni de faire parler ceux qui la vive. Par contre, passer Ã  cotÃ© des rÃ©ussites comme si elles Ã©taient inexistantes et nâ€™avaient pas droit de citÃ© parce que sans intÃ©rÃªt, est coupable. Non, la citÃ© Â« RÃ©publique Â» comme la banlieue nâ€™est pas que le lieu oÃ¹ sâ€™Ã©chouent certaines trajectoires et dâ€™oÃ¹ ne dÃ©collent jamais dâ€™autres.</p>
<p>Votre blog tÃ©moin ne devrait pas ignorer, effacer toutes celles et ceux, jeunes et moins jeunes, qui ont rÃ©ussi Ã  faire leur chemin et mÃªme dans la difficultÃ© Ã  se construire un avenir.</p>
<p>Â« RÃ©publique Â», il nâ€™y a pas dâ€™un cÃ´tÃ© des jeunes dÃ©linquants ou en voie de le devenir passant leur temps Ã  commettre des dÃ©lits ou Ã  troubler la tranquillitÃ© de notre immeuble et de lâ€™autre cÃ´tÃ©  R I E Nâ€¦</p>
<p>La jeunesse de notre bÃ¢timent ce nâ€™est pas que le Â« business  et le trafic Â», nos logements ne sont pas que des appartements de misÃ¨re oÃ¹ les parents et les enfants se morfondent sans rien Ã  manger dans le frigo. Le quotidien de nos jeunes, ce nâ€™est pas de tuer le temps, de jour comme de nuit, au 10Ã¨me Ã©tage. Tous nos enfants ne sont pas Â« obligÃ©s Â» de dealer du shit, de trafiquer, de vandaliser et de voler. Cela ne concerne quâ€™une infime, trÃ¨s infime minoritÃ©. Oui il existe, et bien trop, de jeunes qui galÃ¨rent, mais tous ne dÃ©gradent pas leur couloir et nâ€™empoisonnent pas en permanence la vie de leurs voisins.</p>
<p>Dans vos tÃ©moignages, ne gommez pas ceux qui ne disent rien et pourtant ont souvent beaucoup plus Ã  dire que ceux qui parlent beaucoup trop. Ne faites pas le choix exclusif de lâ€™Ã©chec. Il serait mÃ©prisant pour les locataires, pour les jeunes eux-mÃªmes de ne mettre en Â« valeur Â» que la marginalitÃ© de quelques dÃ©soeuvrÃ©s. Ce serait mÃªme un encouragement, une justification Ã  perpÃ©tuer Ã  travers le dÃ©sespoir tous les actes de dÃ©gradations et autres violences en gÃ©nÃ©ral.</p>
<p>A Â« RÃ©publique Â», le vivre ensemble existe, mÃªme sâ€™il est provisoirement contrariÃ© par lâ€™Ã©tat gÃ©nÃ©ral du bÃ¢timent et par lâ€™ambiance que fait rÃ©gner cette poignÃ©e de troublions dÃ©soeuvrÃ©s qui pourrissent la vie de la majoritÃ© des habitants.</p>
<p>Votre Å“uvre, si Å“uvre il y a, fera caisse de rÃ©sonance sur cette citÃ©. Mais ce nâ€™est pas sans condition, car une Å“uvre doit laisser des traces, des souvenirs, de lâ€™avenir. Or, on ne projette jamais lâ€™avenir dans la dÃ©sespÃ©rance.</p>
<p>Si vous ne voyez dans votre travail quâ€™un territoire ignorÃ©, abandonnÃ©, mal aimÃ©, ingrat, vous traduirez une image totalement floue de lâ€™avenir proche. Vous conforterez le dÃ©sespoir et la conclusion de votre travail ressemblera tout simplement Ã  un mauvais article de presse, comme on en lit malheureusement rÃ©guliÃ¨rement sur les banlieues, qui sont pourtant, et plus que jamais, un creuset dâ€™avenir encore insuffisamment visible.</p>
<p>Comme disait Jules Verne,</p>
<p>Â« tout ce qui sâ€™est fait de grand dans le monde sâ€™est fait Ã  partir dâ€™espÃ©rances exagÃ©rÃ©es Â»</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Comment on Et tâ€™as vu les allemands aussi? by Mehmet</title>
		<link>http://www.cclblog.org/?p=100&#038;cpage=1#comment-6</link>
		<dc:creator>Mehmet</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 May 2006 14:47:46 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://195.95.2.70/dora/ccl/?p=100#comment-6</guid>
		<description>001inv315
Ã©tude thÃ©matique logement social; Ã©tude PLU
Pouvreau BenoÃ®t
Bureau du patrimoine de la Seine-Saint-Denis
CitÃ© LÃ©nine, CitÃ© RÃ©publique ou CitÃ© Potemkine
Ensemble de logements sociaux 62 avenue de la rÃ©publique, 93 300 Aubervilliers
Atelier d'urbanisme et d'architecture (AUA) Jacques Kalisz, Jean Perrottet e.a.
1968-1970

"(â€¦) Cet Ã©difice tÃ©moigne de la volontÃ© de rupture avec les grands ensembles qui se manifeste en ce milieu des annÃ©es soixante, Ã  la fois de la part des maÃ®tres d'oeuvre et des maÃ®tres d'ouvrages. Les municipalitÃ©s communistes sont parmi les premiÃ¨res Ã  s'ouvrir Ã  une architecture autre et militante, via leurs OPHLM ou leurs SEM. A Aubervilliers, ce choix coÃ¯ncide avec l'Ã©lection d'AndrÃ© Karman, maire d'Aubervilliers de 1965 Ã  1984. (â€¦) Aujourd'hui moins appreciÃ© et parfois vilipendÃ©, ce manifeste brutaliste semble avoir eu une vraie pertinence sociale et a visiblement Ã©tÃ© un haut lieu de la mixitÃ© sociale et culturelle durant les deux premiÃ¨res dÃ©cenies de sa mise en service. Partie principale d'un projet urbain inachevÃ©, dont la piscine est un autre Ã©lement, l'ensemble est aujourd'hui en rupture forte avec son contexte urbain. (â€¦) Jamais rÃ©habilitÃ© justqu'Ã  ce jour, la citÃ© LÃ©nine a Ã©tÃ© partiellement modifiÃ© au niveau du bÃ¢ti (porte d'entrÃ©e) mais plus fortement au niveau de ses abords, la vÃ©gÃ©talisation d'origine ainsi que la grande rampe permettant l'accÃ¨s aux deux premiers niveaux, cÃ´tÃ© avenue de la RÃ©publique ont, en effet, disparus."</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>001inv315<br />
Ã©tude thÃ©matique logement social; Ã©tude PLU<br />
Pouvreau BenoÃ®t<br />
Bureau du patrimoine de la Seine-Saint-Denis<br />
CitÃ© LÃ©nine, CitÃ© RÃ©publique ou CitÃ© Potemkine<br />
Ensemble de logements sociaux 62 avenue de la rÃ©publique, 93 300 Aubervilliers<br />
Atelier d&#8217;urbanisme et d&#8217;architecture (AUA) Jacques Kalisz, Jean Perrottet e.a.<br />
1968-1970</p>
<p>&#8220;(â€¦) Cet Ã©difice tÃ©moigne de la volontÃ© de rupture avec les grands ensembles qui se manifeste en ce milieu des annÃ©es soixante, Ã  la fois de la part des maÃ®tres d&#8217;oeuvre et des maÃ®tres d&#8217;ouvrages. Les municipalitÃ©s communistes sont parmi les premiÃ¨res Ã  s&#8217;ouvrir Ã  une architecture autre et militante, via leurs OPHLM ou leurs SEM. A Aubervilliers, ce choix coÃ¯ncide avec l&#8217;Ã©lection d&#8217;AndrÃ© Karman, maire d&#8217;Aubervilliers de 1965 Ã  1984. (â€¦) Aujourd&#8217;hui moins appreciÃ© et parfois vilipendÃ©, ce manifeste brutaliste semble avoir eu une vraie pertinence sociale et a visiblement Ã©tÃ© un haut lieu de la mixitÃ© sociale et culturelle durant les deux premiÃ¨res dÃ©cenies de sa mise en service. Partie principale d&#8217;un projet urbain inachevÃ©, dont la piscine est un autre Ã©lement, l&#8217;ensemble est aujourd&#8217;hui en rupture forte avec son contexte urbain. (â€¦) Jamais rÃ©habilitÃ© justqu&#8217;Ã  ce jour, la citÃ© LÃ©nine a Ã©tÃ© partiellement modifiÃ© au niveau du bÃ¢ti (porte d&#8217;entrÃ©e) mais plus fortement au niveau de ses abords, la vÃ©gÃ©talisation d&#8217;origine ainsi que la grande rampe permettant l&#8217;accÃ¨s aux deux premiers niveaux, cÃ´tÃ© avenue de la RÃ©publique ont, en effet, disparus.&#8221;</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Comment on Il faut mettre Ã§a dans le livre! by Mehmet</title>
		<link>http://www.cclblog.org/?p=71&#038;cpage=1#comment-3</link>
		<dc:creator>Mehmet</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 May 2006 15:00:36 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://195.95.2.70/dora/ccl/?p=71#comment-3</guid>
		<description>Les Cinq Piliers de l'islam sont les devoirs incontournables que la majoritÃ© des musulmans doit respecter et suivre. Ces devoirs ne sont pas listÃ©s dans le Coran comme les Dix Commandements de la Bible, mais ont Ã©tÃ© Ã©numÃ©rÃ© par des thÃ©ologiens aux dÃ©buts de l'Islam. Ce concept a Ã©tÃ© adoptÃ© par toutes les branches de l'Islam, sauf exceptions tels les Kharijites qui le rejettent. Les devoirs des musulmans ne se limitent pas Ã  ces piliers mais ceux-ci sont incontournables.
ParallÃ¨lement au cinq articles de la profession de foi (Aqidah), les "5 piliers" de l'Islam sont 5 obligations importantes et doivent Ãªtre respectÃ©es par toute personne responsable (pubÃ¨re, saine d'esprit et ayant entendu l'appel de l'Islam).
â–ª 	Le premier pilier, la Chahada, est l'attestation de foi de la croyance en Dieu, c'est la plus importante.
â–ª 	Les priÃ¨res : 5 quotidiennes (Salat, As-salaat)
â–ª 	l'aumÃ´ne : la zakat (Az-zakaat) est l'aumÃ´ne au plus pauvre dans les proportions prescrites
â–ª 	Le jeÃ»ne du mois de ramadan : (saoum, As-siyam) du lever du soleil Ã  son coucher, le jeÃ»ne est prescrit. En cas de maladie qui l'empÃªcherait ou en Ã©tat d'impuretÃ© (non tahar) (menstruation par exemple), ces jours doivent Ãªtre rattrapÃ©s au curs de l'annÃ©e. Il est recommandÃ© de lire le Coran dans son intÃ©graliÃ© durant ce mois, ainsi que l'a fait Mahomet.
â–ª 	Le pÃ¨lerinage Ã  La Mecque : (hadj, Al hajj) au moins une fois dans sa vie si le croyant ou la croyante en a les moyens physiques et matÃ©riels.

On remarquera que contrairement Ã  une idÃ©e rÃ©pandue, le djihad, ou guerre sainte (soit contre le monde non-musulman soit, selon une autre interprÃ©tation plus rÃ©pandue au Maroc, contre ses propres mauvais penchants) ne fait pas partie des piliers. Une ThÃ©orie du complot prÃ©tend que ce sixiÃ¨me pilier serait volontairement dissimulÃ© Ã  la population par les UlÃ©mas.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Les Cinq Piliers de l&#8217;islam sont les devoirs incontournables que la majoritÃ© des musulmans doit respecter et suivre. Ces devoirs ne sont pas listÃ©s dans le Coran comme les Dix Commandements de la Bible, mais ont Ã©tÃ© Ã©numÃ©rÃ© par des thÃ©ologiens aux dÃ©buts de l&#8217;Islam. Ce concept a Ã©tÃ© adoptÃ© par toutes les branches de l&#8217;Islam, sauf exceptions tels les Kharijites qui le rejettent. Les devoirs des musulmans ne se limitent pas Ã  ces piliers mais ceux-ci sont incontournables.<br />
ParallÃ¨lement au cinq articles de la profession de foi (Aqidah), les &#8220;5 piliers&#8221; de l&#8217;Islam sont 5 obligations importantes et doivent Ãªtre respectÃ©es par toute personne responsable (pubÃ¨re, saine d&#8217;esprit et ayant entendu l&#8217;appel de l&#8217;Islam).<br />
â–ª 	Le premier pilier, la Chahada, est l&#8217;attestation de foi de la croyance en Dieu, c&#8217;est la plus importante.<br />
â–ª 	Les priÃ¨res : 5 quotidiennes (Salat, As-salaat)<br />
â–ª 	l&#8217;aumÃ´ne : la zakat (Az-zakaat) est l&#8217;aumÃ´ne au plus pauvre dans les proportions prescrites<br />
â–ª 	Le jeÃ»ne du mois de ramadan : (saoum, As-siyam) du lever du soleil Ã  son coucher, le jeÃ»ne est prescrit. En cas de maladie qui l&#8217;empÃªcherait ou en Ã©tat d&#8217;impuretÃ© (non tahar) (menstruation par exemple), ces jours doivent Ãªtre rattrapÃ©s au curs de l&#8217;annÃ©e. Il est recommandÃ© de lire le Coran dans son intÃ©graliÃ© durant ce mois, ainsi que l&#8217;a fait Mahomet.<br />
â–ª 	Le pÃ¨lerinage Ã  La Mecque : (hadj, Al hajj) au moins une fois dans sa vie si le croyant ou la croyante en a les moyens physiques et matÃ©riels.</p>
<p>On remarquera que contrairement Ã  une idÃ©e rÃ©pandue, le djihad, ou guerre sainte (soit contre le monde non-musulman soit, selon une autre interprÃ©tation plus rÃ©pandue au Maroc, contre ses propres mauvais penchants) ne fait pas partie des piliers. Une ThÃ©orie du complot prÃ©tend que ce sixiÃ¨me pilier serait volontairement dissimulÃ© Ã  la population par les UlÃ©mas.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Comment on Good Bye LÃ©nine by admin</title>
		<link>http://www.cclblog.org/?p=66&#038;cpage=1#comment-2</link>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 May 2006 09:50:18 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://195.95.2.70/dora/ccl/?p=66#comment-2</guid>
		<description>When interviewing Jack Ralite, communist senator and former communist mayor of Aubervilliers, I was surprised by his positive view on the GDR: he spoke of the freedom of women, of the full employment, of the almost perfect public health system. He said that when the wall fell, many women committed suicide, unable to deal with the new situation (this made me think of the many of them who did commit suicide when the wall was built, unable too to deal with the new situation). Coincidence or destiny, at the same time that our project in Aubervilliers is happening, another one in Leipzig is taking place; and there I only hear stories about the bad quality of socialist life, the impossibility to travel, to listen to good music, to read the books you wanted, and very specially the impossibility to speak out your mind, the general mistrust among society, even among friends and family, and the worse of all, the terrible boredom that permeated socialist life.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>When interviewing Jack Ralite, communist senator and former communist mayor of Aubervilliers, I was surprised by his positive view on the GDR: he spoke of the freedom of women, of the full employment, of the almost perfect public health system. He said that when the wall fell, many women committed suicide, unable to deal with the new situation (this made me think of the many of them who did commit suicide when the wall was built, unable too to deal with the new situation). Coincidence or destiny, at the same time that our project in Aubervilliers is happening, another one in Leipzig is taking place; and there I only hear stories about the bad quality of socialist life, the impossibility to travel, to listen to good music, to read the books you wanted, and very specially the impossibility to speak out your mind, the general mistrust among society, even among friends and family, and the worse of all, the terrible boredom that permeated socialist life.</p>
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	</item>
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