

“Ainsi le mot d’ordre sportif “la victoire a un prix” qu’une affiche expose dans la chambre du fils du protagoniste peut valoir, outre le grégarisme ingérent au darwinisme social et à l’ideologie méritocratique promus par l’industrie du sport aujourd’hui (que l’on se souvienne seulement de la misère symbolique où cette ideologie conduisait le pongiste meurtrier et suicidé de 71 Fragments d’une chronologie du hasard), tant pour les agissements de ce dernier quand il était enfant, que pour la victoire algérienne lors de la guerre d’indépendance dont le coût humain inclut un massacre comme celui du 17 octobre 1961 ainsi que le sort politique et social fait consécutivement aux anciens colonisés comme à leurs descendants tous relégués dans les banlieues, telle la banlieue parisienne qu’hier encore on appelait la “ceinture rouge”. Le nom de l’avenue permettant à Georges de retrouver via l’élucidation du contenu des cassettes vidéos reçues la trace de Magyd afin de le confondre comme étant l’individu responsable de l’envoi de celles-ci porte le nom du dirigeant communiste Lénine. Ce qui autorise à rappeler avec l’historien Gilles Manceron que le 17 octobre 1961 est le plus gran massacre parisien de prolétaires depuis la Commune de 1851, ce rappel permettant de comprendre que Michael Haneke a évité intelligemment l’ethnicisation d’une question (celle du sort des colonisés et de leurs descendants français).
June 2006
Fri 2 Jun 2006
extrait de “Caché (2005) de Michael Haneke”, par Saad Chakali
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Thu 1 Jun 2006
Aujourd’hui pendant le ramadan, il y a une bonne ambiance. Mais la meilleur époque c’est ma jeunesse, on vivait sans argent, on était solidaire.
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Mercredi 31 mai 2006

Ce matin, il fait très froid. Un petit garçon remonte chez lui. Il a oublié de prendre son manteau. Sa mère l’attend dans le hall pour aller à l’école, il est 8h. Une voisine sort ses deux chiens, elle crie “Niki!”, sonnant la première heure de pointe.
Les enfants vont à l’école, les adultes vont au travail. Il ne faut pas oublier de sortir le chien. Ce défilé durera au moins une bonne demi-heure sans compter les retardataires! Je décide d’inviter XXXXX à boire un café. Il m’emmène dans un bar à coté, mais il ne font pas de chocolat chaud, alors lui prendra un jus d’orange et moi un jus de banane. Il y a un billard, un jeu de fléchette électronique qui fait une drôle de musique par moment. Le bar est éclairé par des néons bleus et sur une pancarte en bois il est écrit: “Dieu protège cette maison”. XXXXX a vécu longtemps à la cité Lénine, au 10ème et il vient de temps en temps dormir chez son pote T. avec qui il a grandi. “Quand j’étais petit, y avait plus d’encadrement par les moniteurs. Notre génération, quand on était petit, on aimait que le sport. Y avait des jeux de bois, on jouait sur le béton. Ensuite il y a eu des projets pour les jeunes, centres de loisir, aide scolaire, nous on était passionné de foot, on se levait à 7h du matin pour jouer, on finissait tard le soir. On était solidaire. Aujourd’hui dans le cité, y a rien. Les gens commencent à trainer comme les grands. C. L. faisait du bénévolat pour nous, il nous entraînait pour le foot, peinture sur soi, activités. On faisait tout. Y avait un organisme Etétonus. Puis y a eu un problème. Ils n’ont plus voulu de ce lieu! Le maire, je pense! J’ai fait aide éducateur, toutes les tranches d’âge! On s’est battu pour que ça continue, mais on n’était plus entendu! On sait pas pourquoi. Moi je pense que c’est la jalousie de certains. C.L. a déménagé pas longtemps après. Y avait des gens des autres quartier qui venait avec nous pour participer” Il boit une gorgée et puis “Toutes ces familles vivent dans la misère! Y a pas d’encadrement pour les remettre dans le droit chemin. Tous les jeunes font n’importe quoi maintenant. Mais les structures ne croient plus en eux. Il les jugent. Moi je suis parti dans la délinquance après. Y a des familles qui rentrent chez eux, elles ne mangent pas. Ils vivent au jour le jour, Ils n’ont rien connu, ils n’ont jamais voyagé. Personne ne croient en eux. Tu ouvre un truc, ça marche à mort! Ici c’est la cité du dernier recour. Mon voisin il a quinze petits. Notre jeunesse on l’a bien passé. Le 10ème est devenu invivable. C’est un lieu de rendez-vous! Ils traînent jusqu’à 6h du matin. Personne ne les a aidés donc ils pensent que tous ceux qui viennent leur parler leurs veulent du mal. Ils croient plus en rien! Maintenant il t’arrive que des galères. Moi j’y crois! Que tu peux faire un grand truc! A force de galèrer, ils dégradent leur hall. Ils gachent leur vie. Ils n’ont pas passé une bonne jeunesse. Si y en a un qui tourne mal tout le reste le suit! Si y en a un qui part en activité, tout le monde le suit! Tout le monde veut déménager car ils leurs arrivent trop de galères dans ces cités, mais c’est pas que dans ces cités.
Aujourd’hui pendant le ramadan, il y a une bonne ambiance. Mais la meilleur époque c’est ma jeunesse, on vivait sans argent, on était solidaire. Ça rigolait grave! On y croyait, on se battait, à la fin plus personne ne croyait en nous. Les jeunes, ils attendent que ça de bouger. Y a des jeunes, doués pour le foot. On rigolait, on faisait des tournois, des petits paris! Dès que les gens ont commencé à se débrouiller par eux -mêmes ça s’est dessoudé. Y a des gens qui ont fait de bons trucs pour nous: Bobeker, Kuider. Maintenant les gens commencent à partir à cause de l’hygiène, les ascenseurs. Les petits détruisent tout comme des gamins pour rigoler mais ils s’emmerdent, ils ont rien à faire! Ils ont jamais voulu faire de réunion parce que pour eux y a rien à faire. Ils veulent vivre entre eux. Y en a plein qui ont tenté de faire quelque chose mais ça n’a pas abouti. Les fachos de l’immeuble font des trucs de fou. Une fois, j’ai failli recevoir une bouteille de vin lancée de l’immeuble. Et on remet tout sur les jeunes. Ca fait dix ans qu’il y a rien. Quand j’vois les petits grandir! C’est hallucinant! Ils nous ont jamais donné de locaux. Ils nous voyait jeunes. Ils croyaient que l’on continuerait nos conneries. Mais il faut donner une chance d’avoir de l’experience! Y en a qui veulent faire des trucs mais quand ils voient les portes se refermer… Ils n’y croient plus!”
Il prend dans ces mains un bouquet de fleurs en plastique qui s’allume si on remplace ces vieilles piles…
“T., il aurait pu être un grand comédien, il a joué avec Sami Naceri. A cette époque, il faisait des films. Il croyait même pas en lui. Il se disait que c’était juste pour des petits rôles et il se sentait exploité. Il se sentait pas non plus bien dans cet environnement. Il regrette aussi, ça le rend malheureux…” Il croise ses bras puis: “Même les mecs, ils se détruisent entre eux. T. dit tant que je serais ici, je pourrais pas avancer. Pour l’argent ici, tu peux te faire enculer. Quand je suis parti d’ici tout allait mieux. Ici ils dorment mal. Ils s’endorment avec leurs problèmes et ils se réveillent avec leurs problèmes. Y a pas à manger dans le frigo. Y a pas de repas de famille… Ils ont envie de bouger! Y a différents groupes de jeunes, ceux qui vont à l’école et ceux qui traînent. Ils vivent dans une bulle, Ils voient que ceux qui galèrent, argent facile, ils ne parlent jamais d’école. On a pas fait assez de sensibilisation. Y a des grands qui engrainent les petits. Ils les exploitent pour vendre du chite. A quinze ans ils veulent rouler en BM! Y en a qui comprennent pas pourquoi les gens de Paris sont riches, pourquoi on parle que des riches, pourquoi on aide plus les riches alors qu’il y a plus de pauvres!”
Il bascule en arrière il reprend “Ce qui est bien ici. C’est que tout le monde est là ! Faire confiance aux grands, ça donne des responsabilités! chacun a une spécificité. Avec tout le monde qu’il y a, au moins cinq cents petits, tu peux faire un truc! C’est dommage que l’aide scolaire est fini! Maintenant les petits suivent les grands et comme les grands sont perdus aussi. Maintenant quelqu’un qui va à l’école, c’est bizarre. Tout le monde est intelligent. Tout le monde peut réussir mais si personne croit en toi! Maintenant les petits, ils aident leurs parents à payer le loyer, les charges. A la fin du mois, y a plus rien! Les petits, ils grandissent pas; Leur seul repère, c’est les grands de la cité, de ving-trois, vingt-quatre ans. A la base à Lénine, t’entendra jamais parler de bagarre. Les jeunes ils savent pas pourquoi ils font du mal, pour eux c’est bien, c’est un exploit! En ce moment, les gens à Lénine, ils s’attachent à la religion. Ils font leur conneries mais ils prient Dieu! Des fois ça parle jusqu’à 5h du matin. les discussions sont interessantes. Y en a qui viennent de se convertir comme T.. On croit que l’argent ça rend heureux mais une fois qu’il y a l’argent, on s’en fout! La religion a sorti certains de leurs galères, fumer, boire, faire des conneries. La religion aide à se cultiver, à voir les vraies choses et à se remettre dans le droit chemin. En ce moment, y a le phénomène de la religion, c’est hallucinant! Avec le temps tu te dis, quand est ce que je vais évoluer et t’as peur! Y a des grands de 30 ans qui trainent encore avec des petits en même temps ils les exploitent. Qu’est ce que leur réserve l’avenir?”
Deux ambulanciers entrent et s’installent au bar. Il ouvre grand ses yeux. “T’aurais vu le locale qu’on avait repeint, redécoré avec des tableaux qu’on avait fait nous mêmes. On avait fait des grandes étagères. Avec pleins de coupes gagnées…T’aurais halluciné. C’était beau! Tout le temps on reparle de ça! Des fois on mangeait tous ensemble.”
On décide de retourner à la cité pour rencontrer des jeunes de dix-treize ans. XXXXX leur demande à tous de parler de la cité. Ils répondront tous ensemble que maintenant il n’y a plus rien ici et qu’il faudrait un centre pour les jeunes avec un budget et que les grands s’occupent d’eux. Car toute les cités ont une OMJA. Il y en a un qui dit “Y a rien à dire sur la cité Lénine!” Un autre me demande “Quand est ce qu’ils vont refaire la cité? “ Puis l’autre se reprend et dit “Si! Les tournois de foot c’est exceptionnel” un autre ajoute “Y a des bonnes cachettes dans la cité, dans les étages, la dalle, derrière les voitures!” Un autre arrive attiré par ce petit rassemblement et dit: “Venez on fait un petit pont massacreur!” Un autre dit “ Ça serait bien un locale avec une Playstation!” XXXXX me propose de monter au 10ème pour voir une ancienne voisine. Elle nous acceuille chez elle avec un chien et deux chats très calins. Elle est une des premières habitantes. Elle allume une cigarette et raconte. “ Vis à vis des gens de ma génération, elle n’a pas été baptisé cité Lénine, ni cité République. Je suis arrivée ici à l’âge de dix ans en 46. A cette époque, y avait le respect. C’était des familles nombreuses et quand on faisait une bêtise, t’était balancé par les darons et les daronnes. Les jeunes n’avaient pas le droit de prendre l’ascenseur sans être accompagnés d’un adulte. donc les parents sévères disait monte à pieds! Les quatres places autour étaient vides. C’étaient de la terre, y’avait une pente et la dalle était vide, on pouvais voir en dessus et en dessous et de l’autre côté. C’est là qu’on jouait! Ensuite ils ont fait des magasins. Le premiers magasins aile jaune: un marchand de papier peint, un pressing, une autoécole puis aile bleu un magasin de meuble qui s’appelait Benegent. Il y a eu un cour des halles (fruits et légumes). Les premiers gardiens, Mr et Mme Billet qui avaient un chien qui s’appelait Pacha. Quand je suis arrivée ici, j’ai commencé à vivre. On embêtait le chien qui nous coursait. Les gardiens habitaient au 3ème première appart à gauche. Tous les propriétaires des magasins habitaient dans l’immeuble. Y avait des organisateurs de jeux sur l’avenue République avec des petits stands. Ils faisaient des tracés. On sortait nos patins à roulette et non pas des rollers! Quand je suis arrivée, y avait des apparts sans fenêtre, sans porte.Les apparts n’étaient pas finis. On s’éclatait dans les dalles. C’était grandiose nous les jeunes on avaient accès partout! Coté rue andré Carman, tu enlève tout, c’était deux grands champs, immense qu’on traversait pour aller à l’école. On se retrouvait dans des vieux boxes cassés pour aller faire nos conneries. On a fait notre jeunesse! Les garçons protègeaient la cité. Mon mec pouvait même pas rentrer dans la cité pendant deux ans. Sinon on le tabassait. C’était notre cité, les filles de notre cité! Y avait de la racaille mais c’était respectueux. Quand on faisait des bêtises, on faisait le canard. Cette manière était pas mauvaise. Tout se savait. On rentrait c’était d’abord la raclée puis l’explication. En 76, ils ont fermé la dalle. Les ascenseurs ne s’y arrêtaient plus. Il y avait une canicule. Il l’ont fermé pour plus que les gens y jouent. Les ascenseurs étaient rarement en panne. Et le gardien réparait rapidement. On était sorti de l’ascenseur en dix minutes. Y avait un gardien jour et nuit. Ca n’empêchait pas l’alcool, les bagarres et les descentes de flics…” Elle rit puis “La cité a été repeinte une fois! Quand je l’ai connue elle était orange et blanche. Les apparts étaient neufs. Y avaient des tringles à rideau de toute la longueur de la salle à manger. Je sais pas comment ils ont fait. Les vieilles tringles avec des crochets! 2006 les toilettes sont d’origine, les baignoirs, l’électricité d’origine, rampes d’escalier, la porte, derrière mon canapé une prise à vif, deux files électriques dépassent. Y avait des ventes de croissant le dimanche matin à domicile. Tout le monde se connaissait. Voisin de dessus, de dessous, du 2ème…J’habitais au 6ème, aile bleu. Ils ont voulu l’appeler cité République parce qu’ils ont fait des choses côté avenue République un aspect propre, arbres, haies… le reste c’est de la merde. Le nom Lénine, et cette beauté ne devaient pas être assimilé à cet aspect correct. Le reste tout est mort. Ils ont maquillé l’entrée pour ne pas montrer le merde. L’avenue République est belle quand même.Y avait l’architecte qui vivait au 17ème étage. C’est son fils qui l’a récupéré.” Elle écrase une autre cigarette. “Quand j’étais petite on avait confiance dans l’entourage. On s’avait qu’on ne risquait rien dans la cité. Pour mes enfants! L’angoisse! Tout ça à cause de l’aggressivité… Quand j’emmenais mes enfants en primaire! Ça allait mais en grandissant! Non! C’est les générations qui ont changé! Ils ont donné des apparts à des gens sans revenu, RMIstes, familles bigames et très pauvres et ça a aggravé la situation! Nous, on est dans une prison. Il cherche à notre époque quelqu’un, les jeunes, les gardiens, un coupable pour justifier l’état de la cité mais le coupable c’est l’OPHLM. Il a fait des erreurs qu’il ne pourront pas rectifier. La cité est entièrement assuré, mais où vont les remboursements?. On paye des charges, des impôts pour une merde pareil, et on cherche toujours un coupable. Ça a dégénéré! Les gens balancent n’importe quoi sur n’importe qui. En denonçant, ils veulent foutre la merde entre les locataires! On dirait que les gens de maintenant n’ont pas été jeunes. Pas de jeunesse, pas d’enfants… ils balancent sur la famille des blonds. Avant y avait moins d’immigrés, moins de familles de noirs avec plusieurs femmes et une vingtaine d’enfants. Je vais vous laisser, je suis fatigué, ma nuit a été courte!”
Il est quatre heures et je me rapelle que les filles de Z. voulaient être interviewées. Je les rapelle pour organiser la rencontre. S., N. et trois copines de leur école P., M. et I. se prêtent au jeu de mon enquête sur la cité Lénine. Elles racontent ce qui les a marquées, comme “Une femme brûlée au visage et au bras, au 3ème degré!”. Elles voudraient plus de couleurs pour la cité par exemple bleu, beige, rouge et “un tobogan aussi grand que possible qui parte de tout en haut, du toit et qui glisserait jusqu’à une piscine!”
Thu 1 Jun 2006
Mardi 30 mai 2006

J’ai fait une nuit blanche à la cité Lénine. Avec la même excitation que vivre ici sans interruption pendant plus de quinze jours. Ici la nuit, tout est sombre ou obscure comme le sifflement du chauffe-eau fixé au dessus des toilettes, comme l’écho dans l’immeuble de portes qui se claquent, comme l’accelération d’un scooter roulant sans obstacle dans la rue André Carman.
Tout est obscure comme certain voisins qui ne veulent rien dire, comme les histoires, les ragots, les rumeurs que j’entend. Tout est obscure comme moi caché dans un appartement à l’affût du monde, comme l’éclairage des rues, comme toutes ces enseignes lumineuses Panasonic,Sanyo, Kia Motors, Pirelli, Samsung, Pantech, Suzuki… signifiant la constance économique. Et ces jeunes qui squatent au 10ème parfois toute la nuit. J’en croise trois, ce matin dans le hall, il y en a un qui me regarde en riant et l’autre qui lui dit “Mais laisse le!”
Jeunes! Qui êtes vous? D’où venez vous? Les jeunes du 10ème sont ils d’ici ou d’ailleurs? Et vous? Avez vous eu affaire aux jeunes? Lesquels?
Ici j’ai eu affaire à un jeune qui voulait savoir en quoi consistait le projet artistique, j’ai eu affaire à un jeune qui m’a offert un gobelet rempli de Fanta, un jeune qui me traitait de flic, un qui m’a dit “Il faut parler aux jeunes!”, un qui m’a dit que j’avais du mal à m’exprimer, un qui m’a demandé “C’est un projet bénévol?”, un qui m’a dit “Tu es là pour tes interêts!”, un qui m’a raconté la magnifique sourate Youcef, un qui m’a dit en plaisantant “C’est un scooter volé!”, un qui a dit “là celui(celui là )! Il est chelou!”, un qui m’a dit “Tu vas me filmer, je vais sauter en parachute du toit de la cité!”, un qui m’a dit “ici c’est la cité de satan!”, un qui m’a dit “tu vas bien!”, un qui m’a dit “ Ici il faut faire un reportage!”, une qui m’a demandé “ Pourquoi la cité Lénine?”
Thu 1 Jun 2006

Paco Sanchez et Dédé Gallice sont amis d’enfance. Ils ont grandi ensemble dans la passion du karaté. Dédé est un jour accusé d’un vol par le patron de la boîte de nuit où il est employé. Il prend la fuite avec l’aide de sa femme, Claire. Le chemin des deux amis se croise alors de nouveau. Poursuivi par un patron et des employés asservis, Dédé, Claire et Paco dans une fuite nocturne et effrénée, ponctuée par des combats spectaculaires. Dans cette course-poursuite à travers Paris, les aspirations des personnages se dévoilent lentement, et culminent lors d’une partie de paint-ball apocalyptique mêlant l’imagination à la réalité.
